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Analogies — Peintures numériques
Contexte
Série de photomontages réalisés au départ de photos de sous-bois et de gravures.
Choix et enjeux
L’idée de cette série est venue suite à la réalisation du travail «Autour de Cosmos» – cfr ci-dessous.
L’envie a été de fournir un travail plus pictural que graphique, lequel peut échapper aux contraintes de communication propre au graphisme, un travail pictural qui autorise plus de libertés, plus de spontanéité : il s’agissait d’échapper à la nécessité de devoir tout expliquer, tout justifier.
La base est une photo de sous-bois. La lisibilité en est altérée par la superposition de calques (textures, filtres de couleur, désaturation, etc.).
Seules les zones qui font l’analogie sont mises en évidence par des renforcements de contraste, des masquages.
Une gravure d’animal explicite l’analogie de forme présente dans la photo de départ.
Les pavés de couleur rappellent que c’est un travail réalisé à l’aide d’outils numériques.
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Autour de « Cosmos » de Witold Gombrowicz
(10 moments d’une aliénation)
Contexte
Travail autour du roman Cosmos, de Witold Gombrowicz.
Le roman raconte l’histoire du jeune Witold passant l’été dans une pension de famille dans la campagne polonaise. Au départ d’un fait « normalement étrange » — la rencontre, dans un sous-bois, d’un moineau pendu par un fil de fer — sa perception va peu à peu s’écarter de la réalité; la réalité objective va faire place à une subjectivité de plus en plus obsessionnelle. Witold et son compagnon de voyage vont devenir les victimes d’un jeu de piste qu’ils ont eux-mêmes inventé : le moineau pendu est un signe qui leur est adressé. Tout dès lors devient signe, signe de piste qu’il faut suivre jusqu’au prochain indice, à travers des combinaisons, des associations.
Ce processus amènera le narrateur vers un paroxysme proche de la folie du meurtre.
Choix et enjeux
L’envie de départ était d’illustrer le processus d’aliénation du narrateur sans transition, de manière continue, sous forme de rouleau. Mais le fait même de n’illustrer que des extraits du texte est contradictoire avec cette volonté.
Mon choix s’est donc porté vers un format accordéon, à mi-chemin entre la page et le rouleau.
Le processus d’aliénation est exprimé de deux manières :
- à travers les images : de plus en plus fouillées, de moins en moins lisibles, elles sont progressivement brouillées par des interférences (textures, interventions manuelles) de plus en plus présentes ; au paroxysme de la folie, l’image de la réalité aura complètement disparu, seules resteront les interférences.
- à travers les textes : le discours du narrateur est de moins en moins structuré, d’abord typographié de manière académique, il se déforme très vite avant de devenir une écriture manuelle qui, elle aussi, va perdre sa lisibilité.
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Nuits noires (livre objet)
Contexte
Travail autour de la nuit, partant du constat que le noir est une couleur offrant de nombreuses nuances.
Il s’agit d’exprimer la palette des différents sentiments que la nuit et l’obscurité peuvent susciter, en rapport avec différentes nuances de noir.
Choix et enjeux
Travail par double page, un intercalaire en calque explicite le sentiment qui est illustré.
Sur chaque double page, un texte et une illustration, en rapport avec le sentiment en question, sont mis en scène.
Un gros travail a été fourni sur la maquette de manière à créer une unité de style d’une page à l’autre en évitant toutefois de répéter trop sagement une structure identique à chaque double page.
Chaque double page est différente : illustration de différents types (peinture, photo, dessin), textes de différentes sortes (extraits de romans, poésies, chansons) et de différents auteurs (Proust, Lautréamont, Hugo, Brassens, Sheller, etc.).
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